Plaque indiquant l'emplacement de l'aqueduc
L'aqueduc à Lentilly
L'arrivée à Lentilly de l'aqueduc marque pour celui-ci, la fin de la chaîne des Monts du Lyonnais et la sortie de la vallée de la Brévenne. La longueur sur Lentilly est d'environ 5.300 m
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Le tracé

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A son arrivée à Lentilly, l'aqueduc est à la cote 406 (environ) aux Landes. Il est coupé par la grande tranchée formée par la D7, puis passe au Guéret, et descend rapidement (environ 40 m) vers la Rivoire, puis reprend une pente normale le long du flanc nord de Montcher, tourne sur la gauche à 90° pour une nouvelle chute (environ 30 m). Il traverse la ligne de chemin de fer, la route de la Tour de Salvagny, et à droite trouve devant lui la grande dépression du Charpenay. Il traversait celle-ci en filant vers l'est par une longue files d'arches, dont rien ne subsiste de nos jours. Cette file d'arches était plus importante que celle du Plat de l'Air à Chaponost.

La structure

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En règle générale, un aqueduc est un canal maçonné de section rectangulaire, plus haut que large, en pente faible, où l'eau coule à vitesse modérée par gravité. Le fonds (ou radier) et les côtés (ou piédroits) sont couverts d'un enduit hydraulique étanche composé de mortier de chaux, sable et terre cuite concassée qui en assuré l'étanchéité. Cet enduit (opus signinum) est d'une couleur rouge très caractéristique.

Le canal est sur une grande partie construit en tranchée remblayée; il est couvert soit par des dalles (s'il est petit), soit par une voûte en plein cintre (s'il est de grand dimension).

Dans la traversée de Lentilly, la hauteur totale de la galerie enterrée est d'environ 1,65 m, sa largeur de 80 cm.  Il ne subsiste rien de la partie aérienne du Charpenay. 

Les vestiges visibles

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 Il reste très peu de vestiges visibles de l'aqueduc à Lentilly.

Quelques lambeaux (restes du radier ou des revêtements des murs latéraux) peuvent être repérés grâce à leur couleur rougeâtre, dans les fossés du chemin de la Chaux, de Montcher.  Des restes de maçonnerie sont également visibles sur un talus, chemin du Bois Seigneur.

Les fouilles

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Parmi les nombreux chercheurs qui se sont intéressés à l'aqueduc, on peut citer Gabut (1889) - Germain de Montauzan (1909) - Burdy (1970/..) - Jeancolas (1960/..) - Gerboud (1990).

L'aqueduc a été malmené, coupé, détruit partiellement ou en totalité sur de grandes longueurs. Les découvertes récentes sont souvent liées à des destructions lors de travaux :

  • creusement de la tranchée de la D7,
  • complexe EDF et le parc d'activités du Charpenay, 
  • constructions de maisons individuelles, etc.