9. Tassin, Les Massues (vue profil)
Le tracé, les vestiges visibles

L'aqueduc de la Brévenne est l'un des quatre aqueducs construits pour alimenter en eau la ville de Lugdunum. Construit probablement au 1er siècle de notre ère, long d'environ 70 km, il commence son parcours dans la commune d'Aveize, à plus de 600 m d'altitude, et aboutit à Fourvière, au niveau du théâtre, à la côte 280 environ.D'Aveize, où se trouvait le captage, il se dirige vers le nord-est, passant notamment à Montromant, Courzieu, Chevinay, Saint-Pierre-la-Palud, Lentilly, où il oblique à l'Est, La Tour-de-Salvagny, Dardilly, virant au Sud vers Ecully, la Demi-Lune et de nouveau à l'Est par le Point du Jour et Trion.

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Le tracé

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Longueur
70 km
Distance à vol d'oiseau
entre les extrémités
26 km
Altitude au départ
627 m à Aveize
Altitude à l'arrivée
282 ou 284 m à Lyon (montée du Télégraphe)
Canal sur 18 km
ensuite
couverture
largeur 55 cm, hauteur sous clé 140-150 cm
largeur 75-95 cm, hauteur sous clé 160-180 cm
voûte en plein cintre
Pente moyenne du canal
1,3 m par kilomètre, puis 0,90
Regards
10 regards connu
Tunnel
4, longs de 80 à 150 m, profonds de 12 à 16 m
Files d'arches
2 : à Lentilly sur 1 650 m, 250 arches disparues
et, à Lyon sur 1 900 m, 300 arches disparues
Siphons
Écully - Tassin, longueur 3 500 m, flèche 90 m
pont long de 250 m et haut de 22 m
Lyon (Trion), hypothétique, longueur 500 m
Chutes
8 : 44 m, 87 m, 30 m, 5 m, 5 m, 38 m, 33 m, 8 m
Prise d'eau secondaire
1, probable, au km 18 à Courzieu
Débit estimé potentiel
28 000 m3 par jour
Débit estimé effectif
10 000 m3 par jour
Date de construction
probablement au début du 1er siècle de notre ère

Vestiges visibles

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D'effondrement naturels en coupures dues à des travaux divers, on peut suivre l'aqueduc sur la majeure partie de son tracé.

Un point du vue panoramique permettra d'abord d'observer la marque laissée dans le paysage par le canal souterrain peu après les sources. La carte indique les six sites où le canal est visible, avant d'arriver aux deux grands vestiges aériens du pont siphon Écully et Tassin.

  1.  Route d'Aveize. A Sainte-Foy-l'Argentière prendre la route d'Aveize (D4) sur environ 4,5 km, jusqu'à proximité d'un virage en épingle à cheveux. La vue est dégagée au nord, et on distingue parfaitement la trace de l'aqueduc qui coupe la montagne de Monfort à l'horizontale.
  2.  Saint-Genis-l'Argentière. Partir de la D25 pour, à 100 m, le hameau de Conches; prendre à droite sur 200 m jusqu'à la croix, tourner à gauche pour emprunter sur 500 m un chemin en forte montée, jusqu'à trouver dans les bois de la Valsonnière un chemin horizontal, le long duquel on peut voir plusieurs effondrements de la voûte, certains permettant de voir à l'intérieur du canal, souvent en excellent état.
  3.  Courzieu. De petites routes conduisent à plusieurs sites qui devraient bientôt être mis en valeur. A Sotizon, dépasser le hameau en continuant à monter sur 150 m jusqu'à une petite croix. La moitié du canal est accrochée dans le talus en face. L'abaissement servait de bac de nettoyage, après une brusque perte d'altitude et probablement un captage secondaire.
  4.  Courzieu, route de Biternay. A 1500 m du village on voit, à main droite,  le canal voûté coupé par la petite route. On peut y entrer aisément.
  5.  Courzieu. Les élargissements des routes de Lafont et du Parc Animalier ont détruit le canal sur de grandes longueurs, laissant ses ruines à plusieurs reprises dans les talus côté montane.
  6. Lentilly. Une stèle à l'emplacement d'une pile au bord de la rue de l'Aqueduc, dans le parc d'activité de Charpenay, rappelle que passait là la plus longue file d'arches de la campagne lyonnaise.
  7. Dardilly. Une coupe du canal a été restaurée à la Porte de Lyon, dans le talus au fond du parking de l'hôtel au n°11, chemin de Gargantua. La voûte a été reconstruite à la place d'un regard que fermait une grande dalle de calcaire.
  8. Ecully, le Pont des Planches. Long de plus de 300 m, haut de 22 m et large de 9,20 m, ce pont siphon de 35 arches était plus important que celui de Beaunant. Ses trois plus grandes arches se sont écroulées en 1826. Les ruines sont visibles depuis un terrain à l'abandon situé au fonds du parking de la Clinique du Val d'Ouest. Site classé depuis 1945.
  9. Tassin, Les Massues. Le rampant terminal du siphon a été dégagé et restauré en 1989. On le voit à l'extrémité de la rue des Aqueducs, à Lyon, au Point-du-Jour. Il portait les tuyaux de plomb jusqu'au réservoir de fuite, à 15 m du sol, d'où le canal repartait porté par de hautes arches le long de la rue des Aqueducs.