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Voyage en Andalousie

// dimanche 18 décembre 2011 // par mens

Du 24 septembre au 1er octobre 2011

Samedi 24 septembre

Il est 11 h 45mn, nous partons en autocar de la société VENET vers l’aéroport St Exupéry. Nous sommes 43 dont 7 « marciens » (nos amis du club de Marcy). Nous décollons à 15 h 10 mn à bord d’un avion Air Méditerranée et atterrissons à Séville vers 17 h 30 mn. Nous sommes attendus par Raymond, notre guide, et par Henri, le chauffeur du car. Après un bref tour en ville, en car, nous nous rendons à notre hôtel pour le dîner et le coucher précédés d’une sangria de bienvenue.

Dimanche 25 septembre

Le jour ne se lève qu’à huit heures, et nous partons en direction de CORDOUE vers 9 h 30mn. Nous nous arrêtons à CARMONA, ville très ancienne, il existe des traces d’occupation humaine dès l’antiquité. Elle devient un lieu cartaginois très important comme le montre le complexe défensif de la Porte de Séville. Nous déambulons dans la ville aux petites rues dont les fenêtres des immeubles sont munies de grilles aussi bien au rez-de-chaussée qu’aux étages. Pour le rez-de-chaussée à cause des voleurs et pour les étages par un souci d’esthétique. En revenant nous pouvons admirer l’église de San Pedro. Nous reprenons la route en direction de CORDOUE pour le déjeuner que nous prenons vers 13 h 30mn.

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L’après-midi est consacré à la visite de la ville de CORDOUE. Nous découvrons la « mosquée-cathédrale ». A l’origine, était édifiée la basilique de San Vincent qui fut détruite afin de construire à la place, pendant la période islamique, la Mosquée.
En 785, Abdal-Rahman 1er, s’inspirant de la mosquée de Damas, commence la construction de cette mosquée, avec la traditionnelle distribution en « sahn » (cour d’ablutions) et « zullah » (salle de prière). On y perçoit une forte influence de l’art hispano-romain par suite de la récupération des matériaux de la basilique Saint Vincent. Par ailleurs, les arcs superposés et l’alternance de briques et pierre (rouge et beige) dans le dépeçage des arcs, se sont inspirés de ladite tradition hispano-romaine.
Puis sous le règne de Abdal-Rahman II, la mosquée a connu son premier agrandissement par le prolongement de la cour et des nefs de la salle de prière. Puis son successeur fera construire le minaret qui se trouve enfermé dans l’actuelle tour de la Cathédrale. Ladite mosquée bénéficiera de deux nouveaux agrandissements. Le roi Ferdinand III le Saint reconquiert Cordoue en 1236 et commença la modification de la mosquée en cathédrale.
Puis, sous la houlette de plusieurs architectes, des travaux ont commencés en 1523. Le résultat a été une croix latine qui intègre parfaitement les structures califales dans l’œuvre gothique, renaissance et baroque. Le chœur est couvert d’une voûte inspirée de la chapelle Sixtine. Des chapelles ont été créées suite au désir de certains fidèles de se faire enterrer dans la cathédrale, les plus remarquables sont la chapelle Royale qui avait abrité les dépouilles des rois Ferdinand IV et Alphonse XI, la chapelle de la Purisima Conception et la chapelle baroque de Saint Paul.
Il existe aussi le trésor de la cathédrale dont fait partie l’ostensoir du Corpus Christi, qui sort encore dans les rues lors de processions.
La cour musulmane a été réaménagée lors de la construction des cloîtres. Les palmiers furent remplacés par des orangers qui donnent son nom à la cour.
La tour actuelle recouvre le minaret, ce clocher est couronné par une sculpture de Saint Raphael, archange de la ville. La Porte du Pardon est adossée à la tour, constituant l’entrée principale de l’enceinte.
La visite se poursuit dans l’ancien quartier juif dénommé « la Juderia » qui est inscrite au patrimoine mondial de l’Unesco. Il fait bon flâner dans les rues étroites entre les maisons blanches aux grilles de fer forgé qui ouvrent sur des patios fleuris. Nous découvrons la synagogue, unique temple conservé en Andalousie. De style mudéjar, elle présente un délicat travail de plâtrerie d’une grande beauté où alternent les décorations géométriques et florales avec les inscriptions hébraïques.
Nous reprenons le car, et nous arrêtons sur les rives du Guadalquivir où nous pouvons admirer le pont romain.
Ensuite direction Grenade pour le dîner et la nuit.

Lundi 26 septembre

La matinée est consacrée à la visite de l’Alhambra, ce nom féminin provient de l’arabe Al Hamra « la rouge » en raison de la couleur que prennent les murs du monument au coucher du soleil.
Elle est construite sur le Mont de la Sabica, avec la Sierra Nevada au fond, d’où s’écoulent divers ruisseaux qui pourvoient en eau toute la ville de Grenade.
Nous entrons dans le parc dont émane une fraîcheur agréable, et nous nous trouvons devant les Alcazars ou palais royaux désignés l’un par « Vieille Maison Royale » et l’autre « Nouvelle Maison Royale », l’une édifiée par le calife et l’autre par Charles Quint.
Le palais édifié sous le règne de Charles Quint par l’architecte Pedro Machura avec la complicité de Michel Ange et Raphaël a subi l’influence italienne. L’intérieur du palais, organisé autour du patio, présente de grands salons latéraux, sauf le pan coupé nord-est où sont situées la crypte et la chapelle.

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Nous poursuivons la visite par les murs d’enceinte dont il ne reste que les ruines, puis le Mexuar, en arabe « Miswar, chambre » et les Alcazars qui composent la maison royale, palais de Cormares et des Lions, où se trouvent les éléments les plus grandioses et fantastiques de l’architecture « nazarie ».
La salle des audiences publiques, appelée Salon des Ambassadeurs, forme partie du palais ; on y accède à partir du patio des Arrayanes à travers la salle de la Barca, qui reçut son nom de la répétition du mot Baraka, bénédiction, dans ses murs.
La justice se rendait dans la Chambre Dorée, à laquelle on accède à partir du patio du même nom. La façade sud de ce patio est probablement le mur le plus décoré de l’Alhambra. Une série de pièces annexes à cette zone constituaient la demeure du cadi, ou juge de l’Alhambra.
Le patio principal (des Arrayanes) se composait de cinq habitations et quelques services, y compris les demeures des quatre épouses officielles du sultan et les dépendances destinées aux concubines. Du côté oriental du mur qui sépare la salle de la Barca du Salon des Ambassadeurs se trouvait le mihrâb de l’oratoire privé du sultan. Au nord-est du patio de Comares, dans un souterrain aux grandes dimensions, se trouvent les bains.

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Le Palais des Lions, construit entre 1362 et 1391, a été pensé comme une zone de repos, un logement à part, une ville rustique, pas conçu pour être occupé d’une façon permanente. C’est un patio avec pavillons, rigoles et une fontaine dont la décoration donne son nom au palais : des lions. (Lors de notre visite, la fontaine étant en rénovation, nous n’avons pas pu la voir en place).
Nous terminons par le Generalife, palais d’été des souverains grenadins, entouré de grands jardins, construits en terrasses, combinant les plantes d’ornement avec les fruits, notamment la grenade et les légumes.
La grenade est le fruit du grenadier, de la grosseur d’une pomme, contenant 613 graines (dixit notre guide) charnues, rouges et rosées d’une saveur aigrelette et agréable.
Dans l’alhambra, il existe un « paradore », catégorie d’hôtellerie de luxe fondée par le roi Alphonse XIII pour promouvoir le tourisme en Espagne dès 1928. Ces établissements sont situés dans des châteaux et autres édifices historiques appartenant à l’état espagnol.
Après le déjeuner, nous nous rendons à la cathédrale de Grenade qui constitue l’œuvre culminante de l’art chrétien dans la ville. Ses premières pierres furent posées par Enrique Egas, au début du XVIe siècle. Les travaux continuèrent sous la direction de Diego de Siloé (de Burgos). De style renaissance, c’est un édifice de cinq nefs, de 115,40 m sur 67,25. La principale de celles-ci se détache, achevée par une coupole circulaire de 45 m de hauteur appuyée sur des voûtes en berceau. Les vitraux flamands du XVIe siècle sont très intéressants, ainsi que la grandiose façade composée de trois voies emboîtées en étrier et terminées en arcs de plein cintre. La décoration de la cathédrale est d’une grande richesse. La façade, de composition très élégante avec des détails décoratifs exquis est l’œuvre baroque du grenadin Alonso Cano. On lui doit également la petite Immaculée Conception, la Virgen de Belèn et les études de caractère sur les têtes d’Adam, Eve et Saint Paul. Il est également l’auteur des peintures du retable du sanctuaire.
Adossée à la cathédrale se trouve la chapelle royale, qui accueille le mausolée des restes des Rois Catholiques et de leurs enfants. Le sépulcre des Rois Catholiques, une vraie merveille de l’art quattrocentriste italien en Espagne fut réalisé en marbre de carrière par Dominico Fancelli. On doit à Bartolomé Ordonez, artiste espagnol formé en Italie, les sépultures de Jeanne la Folle et de son mari, Philippe le Beau, placées aux côtés de celles de ses parents, Ferdinand d’Aragon et Isabelle de Castille, dans la chapelle royale, selon une esthétique très semblable.
Il est ici rappelé que, un matin de janvier 1492, Gonzalo Fernandez de Cordoba, à la tête des armées de Ferdinand d’Aragon et Isabelle de Castille, prit la ville de Grenade aux musulmans, ce qui mit fin à la présence de ces derniers en Espagne.
Le soir, après le dîner, nous nous rendons au spectacle Flamenco.

Mardi 27 septembre

Nous partons vers RONDA, nous traversons d’immenses paysages soit semblant désertiques (la récolte ayant été levée en été), soit plantés en oliviers à perte de vue, soit encore, ce qui est étonnant plantés en coton sur une surface pour toute l’Andalousie de 68 000 ha cette année qui est une année de non sécheresse. L’eau étant gérée par le secteur public, et dont 60 % est utilisé en agriculture.

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RONDA est célèbre pour son « Pont Neuf » construit en 1793, qui unit la ville moderne avec le vieux quartier, à cheval sur le « Tajo » profonde gorge de plus de cent mètres de haut. Lors de notre promenade, nous passons devant un « parador ».
Après le repas pris à l’auberge de l’Ecuyer, nous visitons les arènes qui furent inaugurées officiellement en 1785, et dans lesquelles est situé le musée de la tauromachie. Nous pouvons voir des costumes de toreros célèbres et une collection d’armes à feu anciennes.
Départ pour Algéciras pour le dîner et la nuit.

Mercredi 28 septembre

Après avoir traversé la frontière, nous nous trouvons à Gibraltar, territoire britannique d’une superficie d’environ 6 km2 pour une population d’environ 25 000 habitants.
Nous empruntons la seule route existante qui traverse la piste d’envol de l’aéroport. Nous quittons notre car (qui est trop volumineux) pour prendre deux minicars. Nous nous arrêtons à la pointe extrême du territoire vers le phare, il y a énormément de vent, le temps est brumeux, nous ne pouvons pas apercevoir les côtes marocaines. Les minicars nous emmènent vers le haut du rocher peuplé de singes, nous visitons une magnifique grotte naturelle dénommée « Grotte Saint Michel » dans laquelle se trouve un auditorium.
La fin de la matinée est destinée au lèche-vitrine dans la rue principale et aux emplettes.

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Après le repas pris à l’hôtel d’Algéciras, nous prenons la route pour Cadiz, située en bordure de l’océan Atlantique. Nous traversons le parc naturel de Grazalema qui, avec plus de 50 000 ha comprend les territoires des communes de dix villages de la province. Son énorme richesse géologique explique que le parc ait été déclaré Réserve de la Biosphère. Zone de terrains humides (sa pluviométrie est la plus importante d’Espagne) on y trouve le pin sapo, arbre presque préhistorique. D’un autre côté elle présente une végétation typiquement méditerranéenne : oliviers sauvages, caroubiers, chênes-liège et chênes, entre autres.
Nous arrivons à CADIZ où un tour panoramique en car nous est proposé. La ville est entourée par d’immenses plages de sable fin et doré. Dans la baie, nous pouvons voir des marais, salines, dunes et le parc naturel et ses oiseaux migrateurs. La ville possède également des jardins riches en espèces botaniques les plus diverses, des promenades et des allées où nous nous échappons un moment pour le plaisir des yeux.

Jeudi 29 septembre

Après avoir fait une visite en car de la ville de JEREZ, où nous avons passé la nuit, nous nous dirigeons vers « Bogedas José Estévez », l’une des caves où est fabriqué le Xérès. Le vin est conservé, notamment, sous de grands hangars où circule un air humidifié dont la température est de 20 degrés environ.

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Nous pouvons admirer les chevaux du haras de pure race espagnole et le musée des calèches.
Nous sommes invités à une dégustation dans l’immense salon « Valdespino ».
Puis, nous déjeunons au « Restaurante Rociero BODEGON BLANCA PALOMA » à JEREZ où un repas typique nous est servi, se composant de haricots blancs à la tomate et d’un plat de viande avec légumes. Ensuite, nous partons pour la visite du village blanc de Arcos de la Frontera typiquement andalou de 23000 habitants.

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Le village est en fête car c’est la Saint Michel, les andalouses ont revêtues leurs belles robes et les fiers cavaliers ont monté leurs plus beaux chevaux, nous nous glissons dans la foule pour faire de belles photos. Nous passons un excellent moment avant de reprendre le car en direction de Séville, port fluvial situé sur le Guadalquivir à 84 km de l’embouchure sur l’océan atlantique.

Vendredi 30 septembre

Le matin, nous visitons l’Alcazar de Séville ou plutôt les Alcazars Royaux, forteresses palatines ou palais fortifiés, résidences royales utilisés encore partiellement par la famille royale. Nous pouvons voir le salon des ambassadeurs, le patio des poupées, la chambre du roi maure, la chambre de commerce, le tout d’inspiration arabe et gothique. Nous pouvons également flâner dans de magnifiques jardins arabes, de la Renaissance, baroques et modernes.

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Nous déjeunons au Restaurant SAN MARCO.
L’après-midi, direction la cathédrale, nous découvrons « La Giralda », ancien minaret converti en clocher d’une hauteur de 96 mètres. Cette cathédrale est la plus grande cathédrale gothique du monde construite sur une partie du terrain où était édifiée la mosquée dont il reste des vestiges. Cet édifice, de gothique tardif est divisé en cinq nefs plus deux chapelles, édifié suivant un plan en croix grecque octogonale couverte d’une coupole en forme de demi orange avec de magnifiques décorations. Dans la chapelle royale, l’image de la vierge en mélèze est un cadeau de Louis XI de France à son cousin Fernando III de Castille.
Nous terminons la journée par une mini croisière sur le Guadalquivir.

Samedi 1er octobre

Nous commençons la matinée par la visite en car des pavillons édifiés lors de l’exposition universelle de 1992, nous pouvons admirer le pont de la Barqueta construit lors de cette exposition, d’une seule arche, ainsi que le jardin de Maria Luisa, complément de ladite exposition.
Le reste de la matinée est consacré à la promenade et au shopping. Nous rencontrons une manifestation de sévillans de plusieurs syndicats pour une meilleure qualité de vie (comme chez nous).
A midi, nous retournons au restaurant San Marco afin de déguster une paëlla précédée d’une sangria.
Après un dernier tour en ville, nous nous dirigeons vers l’aéroport pour le voyage du retour.
Nous avons passé une bonne semaine avec, notamment, le concours de la « pharmacie ».

 

Voir en ligne : N° 49 Janvier à Avril 2012