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Une motion contre l’A 89

// jeudi 14 janvier 2010 // par mens

Lentilly : Le conseil municipal vote une motion contre l’A 89

22 mars 2007 - Le Progrès.

A l’unanimité, et en présence de 120 personnes, les élus ont voté la motion contre les projets autoroutiers A 89, A 45 et COL.

Réuni, en séance publique au centre d’animation, lundi, le conseil municipal a rappelé son opposition aux projets autoroutiers (A 89, A 45 et COL). Dans une motion votée à l’unanimité, il déplore que « le tracé retenu aggrave l’engorgement de l’agglomération lyonnaise ».

Il constate que « le projet d’ASF a pour objectif une réalisation au moindre coût. Il ne s’intègre pas à l’environnement ». Le conseil exige que « tout tracé proposé préserve l’environnement actuel, limite la pollution, l’impact sonore et visuel, préserve les chemins existants ».

Il décide « d’engager toute action nécessaire pour préserver la qualité de vie des Lentillois et de leurs voisins menacés par ce projet irréfléchi ».

« Un entonnoir à voitures »

Avant ce vote, Jean-Pierre Delorme avait « déploré la pollution que générerait l’ouvrage ». Jacques Vial avait « fustigé le forcing de certains élus pour contourner une décision du conseil d’Etat ». Pascal Alloin avait constaté que « la plus importante des pollutions sera le bruit ».

Pour être indemnisées, les personnes touchées devront livrer des batailles juridiques ». Il poursuit : « Cet ouvrage sera un entonnoir à voitures. La réduction à une voie de la nationale 6 obligera les usagers à utiliser l’autoroute à péage, comme pour Téo ».

Philippe Grimonnet avait demandé « une étude sérieuse du projet.
L’actuelle consiste à faire du déblai et remblai. Sur le ruisseau Ainay, on aura une hauteur de 22 mètres sur 100 de large, un immeuble de sept étages ».

Patrice Denard, le maire, veut que « ASF respecte la loi et les riverains. L’ouvrage doit se fondre dans le paysage. Faire passer la liaison Genève-Bordeaux par le Grand Lyon n’est pas le choix le plus judicieux. Cela n’apporte rien à la population locale qui subira. Une réunion avec les maires des communes voisines doit avoir lieu le 27 mars ».

De plus, le maire s’inquiète pour les propriétaires et riverains touchés : « La mairie doit avoir un rôle de coordination et de conseil avec les personnes dont la résidence est proche où dont l’exploitation est touchée ».

Le conseil a ensuite élu ses représentants à la commission intercommunale de remembrement après travaux. Cette structure comprendra des propriétaires fonciers dont les terrains ne sont pas attenants à l’habitation. Elle comprend Lentilly, Lozanne, Fleurieux et La Tour.

Les délégués titulaires, pour Lentilly, sont Jean Levrat et Olivier Perraut. Pierre Barriot est suppléant.

Un échange avec les 120 personnes présentes a suivi le conseil. Jean Levrat s’est fait le porte-parole des agriculteurs et plus spécifiquement de Ferdinand Cruchet et de Jean Cozona et ses fils.

Le maire a rappelé que « la mairie suivrait le dossier et mettrait en place une aide juridique pour que personne ne soit spolié ».