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Une étendue d’eau de faible extension

// dimanche 3 janvier 2010 // par mens

Dimensions

La mare est généralement une étendue d’eau de faible extension, pérenne ou non, couvrant moins de 5 000 m² au maximum (soit un demi hectare). Elles sont généralement profonde de moins de deux mètres, profondeur au delà de laquelle, la pénétration des rayons solaires est limitée, sauf dans certaines eaux particulièrement oligotrophes.

La limite d’une mare est celle de son bassin.

Apports en eau

Son alimentation est non-pérenne (non alimentée en continu). Elle provient du ruissellement ou de la remontée du plafond de la nappe phréatique, avec parfois un ruisseau temporaire, ou un apport par débordement périodique d’un cours d’eau (mares issus de bras-mort par exemple). Son renouvellement est donc généralement dépendant des eaux de pluie, ou des fluctuation des nappes, des marées ou de crues. L’eau y est généralement stagnante, ou sa circulation est très lente (écosystème lentique).

Durée de vie

Elle peut être brève (quelques décennies) ou se mesurer en siècle ou millénaires. On connaît des mares utilisées par l’Homme depuis bien plus de 500 ans. Elles sont souvent situées sur des terrains imperméables empêchant l’infiltration de l’eau par le sol. Dans la nature, seule l’évaporation et l’abreuvement assèchent ce type de mare. L’évaporation est atténuée en milieu forestier, mais elle peut y être compensé par l’évapotranspiration des arbres qui y plongent leurs racines. C’est alors le comblement (dit atterrissement) par les feuilles mortes et le bois mort qui finit par ensevelir la mare ou la déplacer. Toutefois, le phénomène de minéralisation et remobilisation de la matière organique peut fortement ralentir l’atterrissement des mares temporaires.

Localisation

Les mares peuvent occuper toute dépression sur sol imperméable où en zone d’affleurement de nappe.

Depuis l’apparition des bâches plastiques, des mares artificielles, mais dont l’écosystème est proche de celui des mares naturelles sont construites dans des buts d’agrément ou de protection d’espèces et de la Nature, parfois dans un projet de type HQE. En ville elles peuvent être alimentées par la récupération d’eaux pluviales.