Un document qui concerne tout un bassin versant
Le Plan de Prévention du Risque Naturel d’Inondation Brévenne-Turdine, contrairement à celui de la rivière Azergues a compétence, sur l’ensemble des communes, situées sur les 440km2 du bassin versant. Quarante sept communes sont concernées.
Un outil de gestion des risques
Le PPRNI n’est pas un outil de travaux. C’est un outil de gestions des risques dans le cadre de la prévention. Il n’empêchera pas les inondations de se produire.
Ce plan définit les aléas, c’est à dire les risques, par rapport à une crue référence. En général, la crue centénale. Il répertorie également les enjeux. C’est à dire les zones urbanisées et zones d’activité situées dans le périmètre des zones à risques. Puis, il en établit les cartes.
Des couleurs pour les zones à risque
Les zones exposées sont classées en 4 catégories. La zone rouge, secteur fortement exposé au risque. La zone rouge extension, située dans un champ d’expansion des crues, (lit majeur). La zone bleue, faiblement ou moyennement exposée, une zone verte, à risque lors de crues exceptionnelles et zone Blanche, non exposée au risque.
Un document réglementaire
Un règlement définit, pour chaque zone, de couleur, ce qui est autorisé ou non. Les deux zones rouges, soumises à des risques forts, ou permettant à la rivière de s’étaler, doivent être préservées de l’urbanisation. Conséquence, les travaux, constructions, installations y sont strictement réglementés.
En zone bleue, l’aléa d’inondation est faible ou moyen. Mais, le secteur est urbanisé. Certains types de constructions ou d’aménagement y sont donc interdits, car trop vulnérables aux inondations.
Les constructions, en zone verte, ne peuvent avoir de sous-sols et parkings souterrains. Ces derniers pouvant être inondés par la montée des eaux de la nappe souterraine ou celles du réseau d’assainissement collectif.
En zone blanche, pas de risque d’inondation. Mais le problème est celui des eaux de ruissellement.Toute surface imperméabilisée doit être compensée par un bassin de rétention.
Un document d’utilité publique
Ce document vaudra servitude d’utilité publique, dès sa promulgation. Chaque commune devra l’annexer au document d’urbanisme (PLU, POS, carte communale).
Une obligation, pour les communes, d’information de la population
Les mairies devront informer la population des risques d’inondation à travers différents moyens de communication, au moins 1 fois tous les 2 ans à compter de la promulgation du plan de prévention des risques.
