Accueil du site > Vivre à Lentilly > Infos pratiques > COL > Que sera notre avenir ?

Que sera notre avenir ?

// mercredi 6 janvier 2010 // par mens

On vous le dit : les transports collectifs ferroviaires vont être améliorés !

Oui, mais quand, et pour quoi faire quand les zones industrielles sont éloignées des gares et des bus, hors de portée pour un piéton ou un cycliste !

Pour illustrer ce fait, on nous annonce le développement des zones industrielles de la plaine de l’Ain et de l’Isère autour du rail pour les marchandises. Le seul moyen de transport qui est promis aux salariés : la voiture ! De qui se moque-t-on ?

Faire du développement durable pour le commerce de marchandises en oubliant l’humain, on mesure la limite des études qui conduisent à ces projets de Contournements.

Qui est le plus durable de l’homme ou du bien de consommation ?

Vouloir faire croire au "badaud" que le problème de Lyon se résument à 20% de voitures que l’on sortirait du tunnel de Fourvière, sans traiter les raisons fondamentales qui conduisent les populations à se déplacer en automobile, est stupide.

Comment juger de telles études, payées fort cher, pendant des années pour qu’elles ne conduisent qu’à tordre les statistiques ?

Comment croire qu’il n’y a pas derrière d’autres volontés délibérées quand tous les arguments désagréables sont systématiquement traités avec mépris ?

Elargissons l’horizon pour mieux comprendre

  • Au niveau Régional
    Quel avenir pour Saint-Etienne et la Vallée du Giers dans ces grandes manœuvres ?
    Quel avenir pour la zone de Roanne face à la zone industrielle de Lyon ?
    Aujourd’hui, tout industriel qui investit, le fait en fonction de la rentabilité immédiate.
    Tous ceux qui risquent de perdre de la compétitivité face à des concurrents implantés dans la zone de Lyon ne tarderont pas à délocaliser leurs sites de production.
    Quels emplois resteront alors sur la place de Roanne ? On nous parle de sécurité.
    C’est un discours qui devrait recueillir l’approbation de tous. Mais de quelle sécurité parle-t-on ?
    L’autoroute est moins meurtrière que la route, c’est un fait.
    Cependant où rouleront les transports de matières dangereuses ?
    On investit sur le rail pour éviter que les trains ne se vident au profit de la route mais l’augmentation de leurs capacités n’absorbera pas celle du trafic.
    Alors même avec une sécurité qui s’améliore globalement, il y aura toujours plus de victimes routières.
    Et là, personne ne fera porter la responsabilité sur les initiateurs de ce type de grands aménagements.
  • Au niveau National
    En quoi cela réglera les problèmes de transit nord sud ?
    Le flot de voitures ne se heurtera plus sur Fourvière mais sur Villefranche ou Valence quand se ne sera pas sur l’Isle d’Abeau ou Nantua.
  • Au niveau Européen
    En quoi cela réglera les problèmes de transit nord sud ?
    Quand le problème est lu à cette échelle, il est certain que la voie autoroutière conduit à une impasse.
    Le train pourrait apporter une solution mais pas si il reste dans cette situation de deuxième choix.
    Si c’était tout, ce ne serait qu’une erreur de plus.
    Mais cette frilosité compromet la réalisation d’un réseau ferroviaire de fret trans-européen à grande vitesse ambitieux.
    Bêtement, il n’y aura plus de crédit disponible pour sa construction !

Si on regarde à l’échelle du temps !

Toutes les statistiques des études de trafic et d’utilisation ne portent qu’à l’horizon 2020, date de la réalisation du COL.
Et après ?
Recommencera-t-on ce débat pour une autre autoroute comme on le fait maintenant après le constat d’échec du "Contournement Est de Lyon".
N’est-ce pas aujourd’hui qu’il faut être ambitieux ?
Pourquoi toujours ne choisir que les même emplâtres alors que l’on sait tous qu’ils ne corrigeront rien durablement !

Soyons résolument ambitieux, et tournons nous vers d’autres moyens. Même s’ils nous paraissent contraignants aujourd’hui ils seront demain toujours aussi adaptés que la route.

Alors ? Les camions espagnols, italiens, allemands, turcs, hollandais, belges, luxembourgeois et ceux des pays émergeants de l’Europe de l’Est, toujours plus nombreux, sillonneront nos routes.
Les accidents seront encore plus fréquents, et nous compterons nos morts.
Ils ne seront pas perdus pour tout le monde. Non ! Ils deviendront de futurs éléments statistiques.
Ils alimenteront alors les prochaines élucubrations des Cabinets d’Etudes et Maîtres d’Ouvrage.
Ils justifieront ainsi facilement leurs futurs aménagements routiers !
Quand le doigt montre la lune, l’imbécile regarde le doigt.

Ne désespérons pas.

En faisant des travaux un jour, ils découvriront sûrement la sépulture de cet "humain" !

Ils s’extasieront et riront de sa bêtise !

Peut-être alors comprendront-ils qu’ils avaient pris un train de retard sur l’histoire.