La centrale de traitement, mise en service début septembre, permet de mélanger des matériaux alluvionnaires meubles qui sont extraits de gisements sélectionnés, dont celui du Pont-de-Dorieux et des Grandes-Bruyères.
Ces matériaux qui constitueront la couche de forme de la future chaussée de l’autoroute, sont extraits à la pelle mécanique, pour être transportés dans des tombereaux, et déposés sur la plateforme de stockage située en amont de la centrale. Un pré-traitement est effectué avec un mélange de chaux dosé à 1%, humidifié pour obtenir une bonne teneur en eau, complété éventuellement par arrosage.
Une chargeuse prend ces matériaux, afin de les mettre dans les bacs, puis un tapis roulant les amène dans un malaxeur où ils seront mélangés avec liant et eau. Des pré-doseurs permettent un contrôle de la bonne formule. Un suivi en laboratoire valide leur qualité.

- Edouard Gaudement, responsable de la partie Est
du chantier de l’A89 - Photo : Christian Mens 2011 ©
Ces matériaux sont ensuite chargés dans des semi-bennes, pour être déposés sur les futures chaussées, de Bully à La Tour-de-Salvagny.
Plusieurs centaines de milliers de mètres cubes seront nécessaires sur l’ensemble du chantier, le volume traitée par centrale est estimé à 200.000 mètres cubes. Les centrales fonctionneront jusqu’en novembre. Le mélange faisant prise comme du béton, il ne faut pas de gel pendant le temps de séchage. Elles repartiront donc au printemps 2012 afin de terminer la mise en place des couches de forme. Une autre centrale est déjà en service à Sarcey.
La couche de forme est faite une fois que tous les terrassements sont terminés, y compris les talus. C’est donc la dernière couche avant la pose des gras bitumeux.
Edouard Gaudement, responsable de la partie est du chantier, précise que le calendrier est serré, maintenu, les délais sont actuellement respectés. Il rappelle que le chantier est dangereux, et que selon les panneaux en place aux-abords, il est strictement interdit d’y pénétrer, d’y circuler. Les risques d’éboulement, de chute dans les tranchées, et de noyades dans les aires de stockage d’eau sont importants.

