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Les riverains s’expriment

// jeudi 14 janvier 2010 // par mens

Lozanne / Lentilly Les riverains de l’A89 s’expriment

9 février 2007 - Le Progrès.

Au lendemain de la réunion publique mardi soir Lentilly, nous avons rencontré plusieurs riverains qui seront touchés par la proximité de l’autoroute Viticulteur et agriculteur, il voit 18 des 26 hectares de son exploitation coupés en diagonale par l’A89. Il va devoir remembrer champs et prairies.

Au lendemain de la réunion publique tenue à Lentilly, mardi soir, beaucoup de riverains ont réalisé quels bouleversements ce chantier va apporter à leur quotidien. Comme ceux résidant chemin des Grandes Bruyères, qui prennent cette situation nouvelle avec fatalisme : « tant qu’on ne touche pas à notre maison ».

La famille Cruchet à la Casse Froide, voit le travail de toute une vie s’écrouler. L’autoroute va passer à côté de leur maison et couper leurs prairies. Ils ne se plaignent pas, ils sont trop discrets. Mais Ferdinand Cruchet espère simplement « être correctement indemnisé ».

Daniel Anger, aux Grandes Bruyères, sera gêné par le bruit de la circulation par vent du sud.

Benoît Dessainjean, au Butin, est effaré : l’autoroute franchira le ruisseau d’Ainay sur un remblai. « J’aurai donc l’autoroute en hauteur, avec le cortège des pollutions sonores et atmosphériques ».

Avec Daniel Anger, élu lozannais comme lui, il souhaite le maintien de trois chemins, ceux du Butin, de la Fouilleuse et du Quérat, qui relient Lentilly à Lozanne et qui sont très prisés des cavaliers et des randonneurs.

Une crainte de la pollution

A Lentilly, à moins d’un kilomètre, M. Salvador travaille en poste dans l’industrie et pratique les 3x8. Il apprécie le calme et la campagne. Locataire, il partira dès que les engins de chantier entreront en action.

Mme et M. Conca ont moins de chance. Ils ont fait bâtir en 1988, chemin du Prélong. Dans un an, leur crédit sera remboursé. « Nous craignons la durée des travaux, le passage des engins et toutes les pollutions générées. La dévalorisation de notre maison nous inquiète et nous envisageons de vendre ».

Henri Cozona appartient à la plus ancienne famille de Lentilly. Ses ancêtres se sont fixés à Cruzol en 1605. Avant, ils étaient établis à Lozanne. Viticulteur et agriculteur, il voit 18 des 26 hectares de son exploitation coupés en diagonale par l’A89. Il va devoir remembrer champs et prairies. Il sait que la partie sous la ligne à haute tension, déjà occupée par les pylônes, sera difficilement exploitable. Il s’inquiète également de l’accessibilité à ses différentes parcelles.

Christian Berthet pratique le commerce du bétail. Ses bâtiments et ses embouches, au bord de la D70, seront très peu « touchés » par le chantier. Mais l’autoroute sera parallèle à son exploitation. Il craint les effets des pollutions générées par l’intense circulation. Christian Berthet sait de quoi il parle. Il louait des prairies dans la plaine du Forez, à côté de la barre de péage, sur l’A72, au nord de Saint-Etienne. De plus, il se montre extrêmement inquiet quant à l’emplacement du diffuseur de Dorieux.

De notre correspondant local Gérard Urbin