A la pointe du jour, le dispositif est en place. A 9 heures du matin, les éclaireurs allemands venant du Poteau sont découverts par les postes Jacmaire et Colbrant, ils subissent des pertes et se retirent.
Les troupes allemandes sont composées d’éléments motorisés, de groupes francs portant la tête de mort au calot , de mortiers ; des mortiers qui sont placés à la droite de la propriété de Levi, l’artillerie 105 mm et 77 mm se trouve au hameau des Molières.
Un avion allemand vient survoler le terrain, et une fusée demande le tir de l’artillerie. Les obus encadrent 1a " Villa des Chouettes ", trois obus tombent sur la maison, le lieutenant Jacmaire est blessé d’un éclat à la hanche. Il ne quitte pas le combat et se replie en direction du Cimetière. Le Sous-lieutenant Rognin et l’Aspirant Colbrant doivent se replier aussi après avoir fait leur devoir, la voiture de munitions présente 14 traces de balles ou éclats.
Les Allemands allongent le tir, les obus tombent dans le ravin du Buvet et sur le cimetière. A une heure de l’après-midi, l’Adjudant-chef Icard est blessé, la main droite emportée par un éclat, il passe le commandement à l’Adjudant Comte qui devra bientôt se replier.
Les Allemands se sont infiltrées par le ravin des Tanneries et le chemin venant de la propriété Trichard, ils surprennent les soldats français qui occupent la propriété Loquin - à 2 heures, ils sont prisonniers.
A 2 heures 20, le Commandant Dumont juge qu’il ne peut prolonger la résistance, il fait placer un drap blanc sur le toit de la maison Vinzent et fait sonner « cessez le feu » et rassemblement.
Il détient depuis la veille un Officier allemand fait prisonnier au Pont-de-Dorieu, c’est cet Officier qui servira de parlementaire pour la reddition. Les troupes françaises qui occupent la Gare sont désarmées et prisonnières, les Officiers sont conduits en camion à Tarare, les Sous-officiers et hommes de troupe sont conduits en colonne par la route, encadrés de motocyclistes, les trainards sont mis à mort, le témoignage de l ’Adjudant-chef Icard rend compte que, de Lentilly à Tarare, 28 prisonniers ont été abattus.
Sources :Récit des évènements concernant les combats livrés à Lentilly en 1940, relatés par M. Jeantet (maire) dans le Livre d’Or de la mairie.