J’accuse !
J’accuse les hommes d’être venus nous chercher, de nous avoir "parqués", de s’être dans un premier temps occupés de nous puis d’un seul coup de nous avoir abandonnés sans soins, notre seul issue pour ne pas mourir sur place s’était la fuite : fuir cet endroit devenu hostile pour nous ...
Ce que nous fîmes et là, depuis 2 ans, nous divaguons au gré de nos envies près de notre ancien foyer, parfois, des hommes nous donnent du pain ... un peu d’eau ... quel bonheur alors mais d’autres aussi s’approchent et nous abattent car voyez vous : nous n’avons pas le droit d’exister, pas le droit d’errer en pleine nature, il faut des barrières tant physiques que morales ...

- Nous n’avons pas le droit d’exister ...
- Photo Joëlle Boccoz
Il paraît que nous pourrions être accueillis et de nouveau choyés dans un parc de la Loire : mais voyez vous il faut auparavant nous examiner, nous isoler et éventuellement nous transporter ...
Les hommes baissent les bras ou plutôt trouvent plus aisé de porter un fusil à l’épaule et de tirer ...
Tirer messieurs ! Tirer ! ...
Abattez-nous puisque cette issue est la plus simple à vos yeux !