Principe
À la différence du taxi où le passager indique l’endroit où aller, en covoiturage, c’est le conducteur qui fixe le trajet.
Un conducteur propose aux passagers de les transporter dans sa voiture pour un trajet que, lui, doit effectuer, et donc à la date et à l’heure qu’il a décidées. Généralement, le lieu de départ est déterminé à l’avance et il est le même pour tout le monde. A l’arrivée, le conducteur dépose les passagers là où il s’arrête ou bien à l’endroit que chacun souhaite, en évitant de faire un grand détour. Il pourra alors laisser ses passagers par exemple à proximité d’un transport en commun ou bien là où un membre de la famille ou un ami pourront les prendre en charge.
Le partage des frais est laissé à l’appréciation du conducteur. La formule la plus classique consiste à diviser le coût du carburant et des péages par le nombre de personnes. Les frais généraux tels que ceux d’entretien ou d’assurance peuvent être inclus dans le calcul du coût du trajet.
Le conducteur est tenu de ne pas faire de bénéfice, en particulier pour ne pas enfreindre la loi. Mais certains demandent une participation forfaitaire quel que soit le nombre de passagers. Ce cas assez rare peut surprendre les passagers, qui peuvent trouver injuste cette pratique.
Un peu d’histoire
Depuis les années 80, le covoiturage a été soutenu par des associations telles que Taxistop en Belgique, Allostop en France et Allo-Stop au Canada. Il s’est développé en Allemagne. Il s’étend un peu partout dans le monde occidental. Internet a beaucoup contribué à l’émergence de cette pratique de transport parce qu’il facilite la prise de contact entre les gens.
Plusieurs pays s’inscrivent déjà dans la vague du covoiturage en mettant en place des ères de stationnements servant de points de chute, des voies réservées en cas d’embouteillage, etc. Au Canada par exemple, toutes les autoroutes importantes autour des agglomérations comme Montréal, Toronto et Vancouver ont des voies réservées aux véhicules à occupation multiple (VOM), ce qui accélère grandement l’accès au centre-ville. Au Pays-Bas, il existe des lifters plaats qui consistent en un trottoir d’environ un kilomètre à l’entrée des autoroutes. Ces trottoirs sécurisent les adeptes et servent autant aux covoitureurs qu’aux auto-stoppeurs.
Par delà le transport entre personnes de connaissance (forcément assez limité), le covoiturage ne peut fonctionner que si un système manuel (association, centre d’appels, petites annonces, annonce radio etc.) ou automatisé (site internet, babillards, échange de courriels ou de SMS, etc.), ou les deux, aide à résoudre tous ces problèmes.
De nombreux sites Internet permettent la proposition et la demande de covoiturages, qu’ils soient réguliers ou ponctuels, de proximité ou de longue distance. Dans ce dernier cas, certains sites offrent des moteurs de recherche en ligne pour le covoiturage, ce qui permet de calculer les trajets et les meilleures possibilités pour le conducteur et le passager. Ces services de babillard pour le covoiturage sont souvent gratuits et faciles à utiliser.
En France, le covoiturage se développe peu et représente moins de 1% malgré l’augmentation du coût des transports et de la pollution automobile. Certaines difficultés juridiques freinent son développement.
Sources : Wikepédia - L’encyclopédie libre
