Bourg, paroisse et seigneurie dans le Lyonnais, Lentilly est rattaché à l’archiprêtre de l’Arbresle, à l’élection et à la sénéchaussée de Lyon.
Les comtes de Lyon sont seigneurs de la paroisse et nomment à la cure.
Dès le 10ème siècle, en 984, l’église de Lentilly (ecclesia de Lentiliaco) figure dans le dénombrement des possessions de l’église de Lyon.
Le village est donc tour à tour vassal de la puissante abbaye de Savigny et du noble chapitre de Lyon.
Le produit de son territoire est affecté à l’entretien de douze chapelains créés par l’archevêque Renaud de Forez. Celui-ci entoure le village d’un mur d’enceinte vers 1210. Il subsiste de nos jours quelques restes dans un bâtiment avec tourelles situé dans le centre du village.
Dans son ouvrage, le père Relave mentionne qu’il est dit dans l’Obituaire de l’Église de Lyon, à la mention consacrée à Renaud de Forez, que celui-ci construisit beaucoup de "munitiones nouvelles" et "munitionem de Lentilliaco muris et aggeribus construisit". Renaud de Forez ... construisit la "munitionem" de Lentilly avec retranchements et remparts ... Pourquoi a-t-on mis "munitionem" et non pas « castrum » ? Doit-on traduire : "il construisit le château fort de Lentilly avec retranchements et remparts" ?
En 1215, intervient un accord entre Arnaud, chanoine de Église de Lyon et obédiencier de Lentilly, d’une part, et Guillaume Anseu, chevalier, d’autre part, au sujet de l’hommage de la viguerie de cette paroisse. L’obédiencier prétend que cette viguerie ne peut être tenue par un chevalier mais bien par un roturier.
En mai 1252, Bertrand de Tassin, chevalier, vend aux obédienciers de Lentilly tout ce qu’il possède de droits sur diverses terres de cette localité.
En octobre 1367, le Chapitre de Lyon nomme Jean d’Albon capitaine du château de Lentilly, pour organiser la défense contre les Grandes Compagnies.