On peut l’observer dans une clairière, en pleine forêt, aux abords d’un champ, elle est la plus répandue à nos yeux, créées naturellement ou à l’issue des activités humaines (carrières désaffectées, trou d’obus).
Un très grand nombre de ces mares ont été comblées (souvent avec des déchets industriels, agricoles ou de construction) ou ont disparu au XXe siècle, victimes de l’agriculture, des remembrements et de l’élevage hors-sol principalement.
La végétation qui habite les mares peut être soit :
Hydrophyte : plantes flottantes sans extension au dessus de la surface (sauf fleurs) : renoncules aquatiques, flûteaux nageants ou luronium, nymphéas dont nénuphars.
Hélophyte : racines sous l’eau, tige et feuilles à l’air : saules, iris des marais, roseaux, droseras, prêle aquatique.
Végétaux "terrestres" ou hygrophiles : plantes n’étant ni hydrophytes, ni hélophytes, comme certains Carex, certains Joncs et la Molinie.
Certaines mares aux pentes douces sont cernées de différentes ceintures de végétation qui évoluent dans le temps et au rythme des saisons.
De multiples espèces d’amphibiens, d’insectes, des bactéries, et de nombreux invertébrés, dont vers, sangsues, insectes, mollusques..) colonisent les mares.
Les conditions propres à chaque mare (température, pH, dureté, exposition, profondeur, durée de vie en eau, volume d’eau, milieu environnant, présence de prédateurs, d’engrais, de pesticides ou autres polluants, etc. ) détermineront les espèces qui s’installeront.
Les mares d’eau douce abreuvent de nombreux mammifère et oiseaux, le matin très tôt souvent, participant ainsi à l’enrichissement des milieux alentours. Quand les mares sont trop peu nombreuses, les animaux s’épuisent à y venir, et sont soumis à une concurrence et une promiscuité qui est un facteur de risque de diffusion d’épidémies (maladie de Lyme, grippe aviaire, échinococcose, etc.). Les espèces sont aussi alors plus à la merci de prédateurs ou des chasseurs, avec possible disparition par surprédation.