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La flore et la faune

// dimanche 3 janvier 2010 // par mens

Outre le plaisir esthétique et pédagogique qu’elles procurent, elles permettent à de nombreux organismes (animaux, végétaux) de survivre (batraciens, libellules...), et à des espèces terrestres de s’abreuver.

Les végétaux aquatiques ont une capacité de développement leur permettant de coloniser la mare en quelques mois à partir de quelques plans ou plantules ou de graines présentes dans de la tourbe fraîche.

On évitera d’introduire des plantes aquatiques agressives ou invasives, telles que les lentilles d’eau, les élodées et surtout des jussies. On évitera la renouée du Japon sur les berges. Ne pas saturer les berges de plantations permet aux espèces pionnières autochtones ou aux propagules et graines importées avec le substrat se d’épanouir. Les plantes lacustres (nénuphar, trèfle d’eau, sagittaire, potamot) ont un développement important que l’on pourra prévenir en les rempotant dans des baquets immergés.

La mare creusée et les plantes installées, la faune se diversifie spontanément dans et autour du bassin, d’autant plus vite qu’on a ensemencé la mare avec un substrat provenant d’une mare naturelle riche.

Il est fortement conseillé de ne procéder à aucune introduction hasardeuse de poissons et d’amphibiens. Les poissons, dans un faible volume d’eau se nourrissant de toutes les ressources disponibles et leurs excréments troublent l’eau. Ils sont sources de problèmes et proscrits dans une mare inférieure à 15m².

A la belle saison, la colonisation de la mare par toute une faune spécifique peut se faire très rapidement par voie aérienne (libellules, notonectes, dytiques, …) Dans un jardin au naturel, les moustiques sont régulés. Leurs larves aquatiques sont mangées par les dytiques ou les larves de libellules ou les tritons ; et les adultes sont la proie des insectivores. Des désagréments sont toutefois possibles dans les mares ombrées et très riches en feuilles mortes…

L’introduction d’espèces exotiques est à éviter à cause des risques d’introduction de pathogènes ou d’invasivité.