Au 15 novembre 2010, l’atelier du tram-train devrait être terminé.
A ce jour, les délais sont respectés. Les voies et l’électrification de la ligne sont réalisées à 90%, et la construction des bâtiments à environ 80%.
Nous avons visité ce chantier sous la conduite de Stéphane Rayebois, Conducteur d’Opération à la Direction des Grands Projets de la SNCF.
Le tram-train de l’ouest lyonnais est un projet de transport de la région Rhône-Alpes en périphérie de l’agglomération lyonnaise. Il vise à améliorer la desserte des lignes au départ de la gare Saint-Paul vers Brignais, L’Arbresle et Sain-Bel, Lozanne. L’exploitation sera assurée par des véhicules tram-train, avec conversion par étapes.
Ce projet n’entre pas dans le cadre de la définition stricte de tram-train, car il ne prévoit pas d’interconnexion, à court terme avec les lignes du tramway de Lyon. Il s’agit plutôt d’un “train léger” facilement accessible car le plancher est à hauteur du quai, moins large que les rames actuelles (27 cm de moins) et pouvant atteindre, hors agglomération, une vitesse de 100 km/heure.
La ligne Lyon Saint-Paul - l’Arbresle Sain Bel sera mise en service à l’automne 2011.
Le matériel retenu par la SNCF pour l’Ouest lyonnais est de Citadis Dualis d’Alstom ; 24 rames sont commandées en tranche ferme, pour 102 millions d’euros, financées par la Région Rhône-Alpes.

- L’atelier de détaggage
- Photo : Christian Mens 2010 ©
L’ atelier de maintenance construit à l’Arbresle, dont les travaux ont débuté en 2009, est une structure spécifique, pour entretenir ces nouveaux matériels. L’Arbresle étant la ligne la plus fréquentée, c’est donc le site arbreslois qui a été retenu. Cet atelier sera le tout premier de ce type réalisé en France.
L’entrée des rames se fera côté Sain Bel. Les aiguillages de type “tramway” ont une courbure plus courte que les équipements traditionnels. Les rails seront noyés dans le béton afin de permettre la libre circulation des engins motorisés chargés des opérations de maintenance.
A l’extérieur, on trouve les voies de remisage, et de premier entretien. La fréquence de passage des rames sur le site sera tous les deux jours. Une machine permettra le lavage de celles-ci. Tout à coté, le hall de traitement des graffitis permettra le retrait des dessins et autres tags. Les produits et liquides utilisés, stockés dans des cuves de récupération, seront ensuite évacués vers un site de traitement adapté.
Le bâtiment principal sera dédié aux opérations de niveau 2 et 3. Les murs extérieurs comporteront une façade en bois (bardage en bois de mélèze), ceci afin de respecter les prescriptions imposées par les Bâtiments de France, car l’atelier est situé dans le périmètre historique protégé de l’Arbresle. La toiture disposera de panneaux solaires et de baies vitrées.
Trois voies permettront d’y accéder : 10 - 12 et 14. Les deux premières, sur pilotis, seront équipées d’outillage. Sur chacune d’elles, une nacelle élévatrice d’une longueur de 10 m servira au remplacement des vitrages et à l’entretien des matériels installés en partie haute. La troisième, en site propre bétonné, sera équipé d’un système de levage. La rame ainsi soulevée permettra le passage d’un tour mobile destiné à re-profiler les essieux.
La partie nord de l’atelier comportera des bureaux et des locaux techniques. L’entrée est côté parking usagers.





