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L’État tourne toujours en rond

// jeudi 14 janvier 2010 // par mens

Liaison autoroutière A 89-A6 : l’État tourne toujours en rond

le 12.08.2009 - Le Progrès

Le projet de liaison entre l’A89 à La Tour-de-Salvagny et l’A6 à Limonest pourrait être abandonné. Cette décision non encore officialisée par l’État laisse de nombreuses questions en suspens.

Rien n’est officiel, mais le silence des ministères concernés en dit long. La liaison entre l’A89 à La Tour-de-Salvagny et l’A6 à Limonest, via Dommartin, Dardilly et Lissieu, serait abandonnée.

Le maillage autoroutier au nord de Lyon a débuté, par petites touches, avec le barreau Marcilly-d’Azergues/Quincieux entre A6 et A46 fin 2012, et les travaux en cours pour relier les Echets (A46) à la Boisse (A42) d’où on peut rejoindre Genève ou l’aéroport Saint-Exupéry et Grenoble.

Dès lors, où faire passer la liaison A89/A6 seul lien manquant ? On parle de ressortir des tiroirs le tracé envisagé en 1997, entre Chatillon-d’Azergues et les Chères, avec notamment un tunnel de 4,7 km sous Belmont-d’Azergues.

L’impact environnemental, les difficultés techniques et le coût du projet, bien plus élevé que les 125 millions d’euros annoncés pour les 7 km de la liaison La Tour/Limonest, avaient conduit l’État à abandonner cette idée en janvier 1999.

Un axe direct entre Tarare et Anse a aussi été évoqué pour éloigner le trafic est/ouest de l’agglomération lyonnaise.

Mais l’arrivée fin 2012 de l’A89 à La Tour-de-Salvagny est actée. Dans la perspective d’une liaison plus au nord, elle n’aurait plus de sens, à moins d’être le départ du Contournement ouest de Lyon (COL). Les Autoroutes du Sud de la France ont la concession de ce tronçon en construction qui arrive de Balbigny . « Si un changement devait intervenir, l’État devrait fixer de nouvelles conditions, renégocier le contrat que nous exécutons pour lui en ce moment et assumer les éventuels problèmes juridiques. On peut s’arrêter avant La Tour, mais ça ne sera pas forcément simple » prévient Jean-Jacques Lacaze, directeur d’opération pour l’A89 chez ASF. Une dernière possibilité consisterait à revoir non pas le tracé La Tour/Limonest mais à en alléger certaines contraintes techniques. Toute nouvelle solution retardera le projet et propulsera les véhicules amenés par l’A89 sur les axes insuffisants du nord-ouest de Lyon.

Plus au nord ou pas, la liaison A89/A6 reste un casse-tête pour l’État qui n’en finit pas de tourner en rond sur ce projet depuis plus de trente ans.

Laurent Jaouen

L’A89, maillon autoroutier de l’axe Bordeaux-Genève

Le projet de raccordement entre l’A89 et l’A6 a notamment pour objectif de compléter l’un des maillons manquants de l’axe autoroutier reliant Bordeaux à Genève.

C’est au milieu des années quatre-vingt que l’État français a envisagé de réaliser une liaison transversale entre Bordeaux et Lyon (A89) afin de désenclaver les départements du Massif Central qu’elle traverse, mais également d’assurer la liaison de la façade Atlantique à l’est de l’Europe, en passant par l’A6 et l’A46.

L’A89 a été inscrite au schéma directeur national en 1988, mais ce n’est qu’en 1996 que les travaux ont démarré.

Cette autoroute, qui à terme, reliera Bordeaux à Lyon, via Brive et Clermont-Ferrand sur une distance de 500 km, deviendra la deuxième plus longue autoroute de France, après l’A10.

Pour l’heure, 432 kilomètres sont en service (exploités par Autoroutes du sud de la France) et le tronçon de 49,5 km, entre Balbigny et La-Tour-de-Salvagny est en cours de construction.

Portfolio

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