C’est en 1736 que naquit Jean-Jacques de Boissieu, baptisé le 2 novembre 1736 en l’église Saint-Pierre et Saint-Saturnin de Lyon. Il était le fils de Jacques de Boissieu, médecin à Lyon et d’Antoinette VIALIS. Sa famille était originaire du Forez et, l’un de ses ancêtres - Jean de Boissieu - fut "secrétaire des commandements" de Marguerite de Valois.
Jean-Jacques de Boissieu montra, dès sa jeunesse, des dispositions pour le dessin que lui enseignèrent Lombard et Frontier. Ensuite, Pariset, marchand d’estampes à Paris, lui apprit la gravure et l’engagea à faire de l’eau forte.
En 1758, il publie ses premières planches intitulées "livres de griffonnements inventés et gravés par de Boissieu - A paris chez Pariset CPR".
Après quelques années passées à Paris, il rentre à Lyon en 1764, et l’année suivante part avec le duc de la Rochefoucauld qui lui demande de se joindre à sa suite pour aller en Italie. Pendant plusieurs mois, il pu ainsi visiter les galeries d’art les plus renommées.
A son retour, il acquiert en 1771, la charge de conseiller du roi, trésorier de France au bureau des Finances et habite Lyon. En 1773, il épouse Anne Roch de Valous appartenant à une ancienne famille consulaire.
Reçu à l’Académie de Lyon en 1780, il fait part de ses impressions sur l’art et notamment l’art italien, dans son discours de réception. Pendant la révolution, il est protégé par David et ses planches en cuivre "sont mises sous la sauvegarde de la loi".
En 1802, il est nommé membre de la Commission administrative du Conservatoire des Arts. A cette époque, il séjourna au château de Cruzol, dont il était le propriétaire. Il fut maire de Lentilly de 1806 à 1810.
Il meurt à Lyon le 1er mars 1810.
Sources :
Self-Portrait, 1796 Boissieu holds in his hands a landscape painting - Collection of the Fine Arts Museums of San Francisco [DR]
Wikipedia - Jean-Jacques de Boissieu