Le Pays de l’Arbresle
« Pays d’histoire et de patrimoine, de couleurs et de saveurs, de loisirs et de découvertes », le Pays de l’Arbresle se situe à la convergence des Monts du Lyonnais et du Massif de Tarare, contreforts orientaux du Massif Central. Il est aux confins de deux appellations viticoles en AOC, Beaujolais et Coteaux du Lyonnais.
L’Office de tourisme du Pays de l’Arbresle et les différents partenaires se sont mobilisés depuis plusieurs années pour la sauvegarde et la mise en valeur du petit patrimoine rural, abondant et varié (fours à pain et à chaux, glacière, lavoirs, croix de chemins, puits…) qui parsème petites routes et sentiers balisés.
Qu’est qu’une cabane de vignes ?
Il s’agit une construction modeste, bâtie dans un vignoble. Les variantes sont nombreuses : taille, matériaux de construction, architecture, appellations locales, etc... à tel point que chaque cabane de vigne semble unique. Autrefois probablement présentes dans tous les vignobles de France, les cabanes de vignes sont aujourd’hui de plus en plus rares, d’où l’importance de les préserver en les restaurant.
A quoi servait-elle ?
A l’origine, elle permettait au propriétaire de ranger quelques outils et de s’abriter lorsqu’il faisait une pause. Mais la mécanisation, le remplacement du cheval par le tracteur, l’accès plus rapide entre la maison et la vigne ont rendu ces constructions moins utiles, d’où leur progressif abandon.
Comment les restaurer ?
Comme toute opération de restauration, il convient d’agir avec méthode, en suivant par exemple la chronologie suivante :
1. Réaliser les études
Dans un premier temps, il est nécessaire de réaliser un relevé de la cabane afin de pouvoir dresser les plans d’état des lieux : il s’agit de représenter sous forme de plans, coupes et élévations la cabane à restaurer dans son état actuel. Le dossier de plans est complété par un diagnostic technique : état de la pierre ou du pisé, présence ou non d’enduit sur les murs, état de la charpente et de la couverture, etc.
Dans un deuxième temps, il convient d’établir le projet de restauration sur la base des plans d’état des lieux et de techniques constructives traditionnelles. Les travaux à réaliser seront quantifiés.
Le dimensionnement des ouvrages de structure, notamment la charpente, sera établi par un professionnel compétent. Concernant la couverture, outre les tuiles réutilisables comme tuiles de couvert, il convient d’utiliser de la tuile canal lyonnaise de 400 mm de longueur sur support continu, avec une mise en œuvre conforme au DTU 40-22.
S’agissant de la restauration d’une construction existante n’entraînant pas un réel changement de destination, le permis de construire n’est pas nécessaire. En revanche une déclaration de travaux le sera.
2. Organiser le chantier
Les travaux concernent les principaux corps d’état suivants : gros œuvre / maçonnerie, charpente / couverture et menuiserie bois.
Il convient de mettre au point un planning de réalisation des travaux, de fabrication des ouvrages et d’acheminement des matériaux et matériels nécessaires à la réalisation du projet.
3. Réaliser les travaux
Ces travaux consistent en :
un débroussaillage et nettoyage général à l’intérieur et autour de la cabane
la dépose avec soin des ouvrages réutilisables (notamment les tuiles), le tri des gravois et leur évacuation
le dégagement des terres excédentaires autour de la cabane afin de revenir au niveau d’origine, voir légèrement en dessous : il faut éviter que les eaux de pluie ne soient dirigées au pied des murs ou à l’intérieur de la cabane
l’arasement de la partie supérieure des murs, la pose de la charpente et de la couverture (les tuiles récupérées seront placées sur le dessus)
les garnissages et rejointoiements des murs au mortier de chaux naturelle NHL 3,5 avec sables locaux
la réalisation des finitions éventuelles
Ainsi restauré, la cabane pourra être redécouverte par les randonneurs qui sillonnent les sentiers balisés du pays de l’Arbresle.
Avec le soutien de la Communauté de Communes du Pays de l’Arbresle et des partenaires suivants : les propriétaires, la Fondation RTE, le Conseil Régional Rhône-Alpes et le Conseil Général du Rhône. Avec l’appui technique de Maisons Paysannes du Rhône.
Note :
Document réalisé avec la collaboration du CAUE du Rhône, Thierry Saunier architecte conseil - Juin 2009