« Le Petit Rapporteur » fait polémique
Lundi 17 mai, à l’issue du conseil municipal, Nathalie Sorin, majorité municipale, s’est adressée à Nicole Papot, seule conseillère d’opposition de la liste Faire plus ensemble, présente au conseil. Faire plus ensemble est le courant municipal, de l’ancien maire, Patrice Denard et de ses colistiers. Il compte 3 élus, Nicole Papot, ainsi que Patrice Denard et Richard Atuyer, tous deux excusés, ce 17 mai.
Nathalie Sorin souhaitait savoir si l’équipe de « Faire plus ensemble » était l’auteur d’un tract très polémique, « Le petit rapporteur », diffusé sur certains secteurs de la commune, la seconde quinzaine d’avril (Le Progrès du 7 mai). Nicole Papot reconnaît, au nom de ses colistiers, la paternité du bulletin.
Evoquant le volet le plus polémique du papier, l’achat de foncier, N.Sorin poursuit : « Qui sont les amis, les copains, les autres ? Qui est la belle mère ? » N.Papot refuse de répondre. « L’on ne peut citer de noms en séance publique du conseil » précise-t-elle. Jacques Vial intervient à son tour. Son propos porte sur les accusations concernant la gestion des personnels. « On embauche les amis, récompense les bons serviteurs, écrivez-vous. Ces propos sont volontairement mensongers et malhonnêtes. » indique-t-il. Il demande ensuite à N.Papot de retirer les propos « diffamatoires », du tract.
« Quand vous étiez l’opposition, reprend Nicole Papot, votre bulletin, « Le petit salé » (NDRL), était très polémique et comportait des sujets non abordés en séance public du conseil. Nous respections notre opposition, poursuit-elle. Je ne retirerai rien, et d’autres « Petits rapporteurs » verront le jour. »conclut-elle. Pour Jacques Vial, « Une critique peut-être virulente, mais les personnes doivent être respectées. Le contenu du Petit rapporteur est diffamatoire. Le maire y est accusé de conflit d’intérêt. Le propos est diffamatoire. Le sujet peut se conclure en d’autres lieux, conclut-il. »
Note :
Lentilly compte également un second courant d’opposition, « Lentilly en mouvement », avec pour tête de liste Nicole Vagnier. Ces 3 élus, Nicole Vagnier, Hélène Bouthors et Jean Gondard. Ces élus pratiquent une « opposition constructive »
Parc locatif et contrats d’insertion
La proposition d’attribution d’un logement communal de 80m2, pour 800 euros par mois, à une association scientifique, s’intéressant aux plantes et insectes, Anthropologia est l’occasion pour Jean Gondard de Lentilly en mouvement d’ironiser.
« Deux nouveaux CUI, trois emplois, on va vers une série »
« Le parc locatif de la commune est très restreint, la demande forte. Comment allez-vous expliquer aux personnes en recherche de logement, que vous leur préférez une association. »
Jacques Vial lui répond que ce logement ne correspond pas aux critères d’attribution De plus il nécessite de gros travaux. La commune met en place un programme de logements locatifs, plus à même de répondre aux attentes des lentillois. La première tranche va débuter dans les prochains mois. » Le maire trouve « curieux de voir qu’une municipalité mettant en place un projet immobilier locatif, soit critiquée par ses prédécesseurs. Ces derniers n’ayant rien fait, dans ce domaine. « Vous irez expliquer aux lentillois en recherche de logements que vous leur préférez des insectes », conclut Jean Gondard.
L’attribution du logement à Anthropologia est adoptée à la majorité. Les élus des oppositions ayant voté contre.
Autre volet polémique, la création de deux nouveaux contrats uniques d’insertion. Concernant le CUI environnement et la création d’une mare pédagogique, Nicole Papot pense « que le dossier peut se réaliser, en interne, avec le monde associatif, sans embauche. » Elle poursuit, « deux nouveaux CUI, trois emplois à venir pour le centre culturel, on va vers une dérive. » Jacques Vial lui répond que « la masse salariale est stable. Les seules variations, dues aux évolutions de carrières des personnels, ainsi qu’aux augmentations des salaires. Il poursuit, un CUI coûte 136 euros par mois à la commune. Cette disposition du gouvernement permet, à de jeunes diplômés, d’avoir une première expérience professionnelle. Ces contrats ont une durée limitée à un an. Même si ces personnels sont nécessaires, notre budget ne nous permettra pas de les embaucher. »
Pour Nicole Vagnier, « les CUI sont nécessaires mais, ce n’est pas une raison pour que Lentilly multiplie les contrats. Que ce soit l’Etat ou la commune, c’est toujours le contribuable qui paie. »
Pascal Alloingt ironise. Il s’étonne « qu’une conseillère régionale UMP critique une mesure mise en place par le gouvernement. »
Gérard Urbin