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Ambroisie : le rouge est mis

// dimanche 30 août 2009 // par mens

Est-il trop tard pour empêcher l’AMBROISIE
de nuire à nos santés ?

Ambroisie et canicule !

Pas de problème pour les ambroisies, elles supportent beaucoup mieux les chaleurs que nous. En effet, le premier grand pic a démarré le 16 Août sur une grande partie des régions Rhône Alpes et Auvergne. Le risque allergique est devenue élevé et le restera tout au long de ce week-end et de la semaine à venir.

Ca y est. Le rouge est mis

Rien à voir avec le film où ce qu’on se mettait dans "le pif" et qui ne faisait pas éternuer, c’était pas du pollen d’ambroisie !

Là, ce n’est pas du cinéma, ça commence et il n’y a pas besoin d’examiner les compteurs de pollens pour sa-voir que l’ambroisie est en fleurs. Il suffit de regarder autour de soi pour s’en rendre compte.

Doit-on dire que ce que nous avons fait n’a servi à rien ?

A première vue, on peut le croire.

Le renouvellement des informations rappelant les inconvénients provoqués par cette plante quand elle fleurit, déclenche instinctivement une réaction réveillant notre mémoire, une sorte de réaction similaire à l’allergie ou à la vaccination. Si vous l’avez vu de près, comme cela a peut-être été le cas en allant chez le boulanger, le boucher ou le pharmacien où elle s’affichait en juillet, encore inoffensive, vous serez surpris d’en découvrir très souvent et là où vous ne le soupçonniez pas

En attendant la prochaine campagne, remerciez ceux qui vous on transmis ces messages qui, souhaitons-le, ne vous ont pas importunés mais encouragés à être vigilant pour détruire l’ambroisie ou la faire détruire.

Le film est-il terminé ?

Non. Tout au cous de l’année, vous continuerez à recevoir périodiquement des informations, car la lutte pour faire disparaître l’ambroisie ne se limite pas à la période où on l’a voit Et qui sait, il y aura peut-être un "Festival de l’ambroisie" comme à Cannes, pas nécessairement de portée nationale mais, il faut bien commencer, communale. Et si d’autres veulent se joindre à nous, pourquoi pas "cantonale", voire, soyons ambitieux, "départementale" ! Ce n’est pas une vue de l’esprit puisqu’on peut lire dans un rapport de la région Rhône Alpes de mars 1998 ceci :

"Des multiples rencontres (….) un mot d’ordre commun à tous les acteurs a émergé. Il s’agit de l’urgence d’informer, de sensibiliser, voire de former le public et les différents partenaires.

L’ensemble de ces mesures s’intègre dans une politique de prévention et doit viser tous les publics et institutions potentiellement concernés par ce problème :

- grand public,
- propriétaires privés,
- maîtres d’oeuvres du BTP,
- exploitants d’infrastructures de communication (aéroports, autoroutes, réseau ferroviaire),
- techniciens des services de l’Etat et des collectivités locales, 103
- mouvement associatif pouvant relayer localement les actions de sensibilisation ou de lutte,
- professionnels de santé,
- élus, et tout particulièrement élus municipaux qui sont concernés aussi bien au niveau des espaces publics communaux que des espaces privés,
- agriculteurs, syndicats agricoles et chambres d’agricultures. Cette information doit porter sur la reconnaissance de la plante, la nécessité de lutter contre elle dans les terrains privés et publics, sur les moyens de lutte à mettre en œuvre ainsi que sur les conséquences pour la santé d’autrui."

Il y a déjà, par–ci, par-là des actions qui existent en accord avec ces observations, lorsque des élus ou des particuliers ont pris conscience du danger.

Alors qu’attendons-nous pour ne plus continuer à perdre du temps, ce qui amplifie chaque saison les conséquences désastreuses de ce bouquet inodore mais pas indolore. Persévérons, il reste encore à faire pour que cela devienne une habitude, comme celle de passer l’aspirateur, de tondre la pelouse, de nettoyer la piscine, de tailler les rosiers ou de se laver les mains en période d’épidémie,

Pour quelques dollars de plus

Pas concernés ?
Malade ou pas, d’où viennent les 60 millions d’ € [1] que coûte chaque année, rien qu’en Rhône Alpes, cette mésaventure sanitaire, qui pourraient être consacrés à d’autres causes ?

Et faisons nôtre ce slogan Les gestes de chacun font la santé de tous !

 

Voir en ligne : Réseau National de Surveillance Aérobiologique (RNSA)

Notes

[1] en 2004