Les projets de réalisation de l’A45, ainsi que du Contournement Ouest de Lyon sont à nouveau d’actualité depuis début 2010 : des élus du Pays de l’Arbresle réagissent.
Pour François Baraduc, conseiller général, « Un second ouvrage autoroutier, l’A45, non relié aux autoroutes de l’agglomération lyonnaise, va être réalisé. A45 et A89, à leurs points de départ, dans la Loire, sont distants d’une quarantaine de kilomètres. Leur arrivée sur le Grand Lyon se fait sur un espace plus restreint. 24 km, seulement, séparent Irigny de La Tour de Salvagny. Ces deux ouvrages aboutissent dans des zones, aux voiries déjà saturées. Dans des secteurs non reliés aux autoroutes et périphériques de l’Est Lyonnais. Une autoroute doit être une transversale reliée au réseau. Pas une desserte locale, pour se rendre sur le Grand Lyon. » « Je ne pense pas que les usagers de l’A45 et de l’A89 empruntent ces ouvrages, pour venir faire leurs courses dans la presqu’île ou Part-Dieu », ajoute-t-il, avec une pointe d’humour.
« Comme le président Mercier, poursuit-il, je pense qu’il serait temps d’avoir une vision globale et cohérente, sur les infrastructures routières autour de l’agglomération lyonnaise au sens large. Nous sommes au carrefour de l’Europe. Les structures existantes sont saturées.
Quand au COL, termine-t-il sa réalisation sera nécessaire, pour relier les deux ouvrages au sud du département et à l’A7. »
Jacques Vial, maire de Lentilly, n’est pas surpris qu’A45 et Col reviennent sur le devant de la scène. Selon lui,« depuis presque huit ans, on assiste à un « enfumage ». Les instances dirigeantes ne respectent pas l’obligation de raccorder l’A89 à l’A 6 comme l’imposait la DUP. Réactualisent le projet A45, alors que son raccordement à l’A7 n’est pas programmé. Avec l’A89 au Charpenay, l’A45, aux Sept-Chemins, elles légitimisent le COL.
Ces projets, sont coûteux, destructeurs de l’environnement.
Ils ne solutionnent pas les problèmes de déplacements sur l’Ouest Lyonnais. »
Pierre-Jean Zannettacci, maire de L’Arbresle et Paul Perras, Président de la CCPA ne se prononcent pas sur l’A45 « faute de connaissance du dossier. » Concernant le COL, tous deux constatent qu’« avec deux autoroutes non reliées aux grands axes, le projet de Contournement de l’Ouest Lyonnais est inévitable. »
Pierre-Jean Zannettacci regrette « que la métropole lyonnaise n’ait pas été dotée de ceintures périphériques, au cours des cinquante dernières années ». « Le territoire des Pays de L’Arbresle, poursuit-il, connaît une forte attractivité. Du fait du développement de l’habitat pavillonnaire, la population a triplé, en quarante ans. Nos voiries, maintenant sont saturées et nos transports en commun ne pourront suffire. »
Paul Perras, lui, comprend la problématique, pour les riverains. « Le COL est-il bien placé ? Est-il judicieux ? », poursuit-il, il ne peut répondre. Il regrette « que le tracé du COL n’ait été figé, lors de sa conception, que des réserves concernant le foncier n’aient été réalisées et inscrites dans le Scot et les PLU. Cela aurait évité des déconvenues pour les résidents venus postérieurement. »
Les 4 élus se rejoignent pour regretter le manque de vision qui prévaut quant à l’aménagement du territoire autour de la métropole lyonnaise.
Propos recueillis par Gérard Urbin



